Juin 2013 - Richard FAUVEL soutient le foyer de Tanjomoha à Madagascar

Le foyer de Tanjomoha a été créé en 1986 à l'initiative du Père Vincent Carme dans le but de donner une formation professionnelle à des jeunes handicapés physiques. Le foyer s'est ensuite diversifié et accueille aujourd'hui des enfants malnutris, des jeunes orphelins ou issus de villages parias, des malades, etc.

Le foyer agit autour de 3 axes :

  • Éduquer : trois centres à Tanjomoha,
  • Soigner : trois centres à Tanjomoha,
  • Développer : de nombreux projets dans la région de Vohipeno.

Richard nous a parlé avec passion de cette association qui a plus que jamais besoin de soutien face aux désengagements financiers de structures internationales en mal de ressources. Le club devrait répondre à cet appel…

En attendant et pour en savoir plus, un
site Internet vous en dit plus sur le foyer de Tanjomaha.


Mars 2013
- Sophie POIREY, le droit normand

L’université de Caen a une particularité unique en France : celle d’enseigner un droit local distinct du droit français : le droit normand.

Sophie Poirey, maître de conférence en histoire du droit, était l’invitée du club ce 21 mars. C’est à elle que revient la charge, une fois par an, de faire cours aux avocats pour les préparer au certificat qui leur permettra d’exercer dans les îles anglo-normandes et surtout à Guernesey. Ceux-ci viennent principalement de Grande-Bretagne, mais aussi de tout le Commonwealth et apprennent le droit normand, en français s’il-vous-plaît !

Sans prétendre en une soirée en savoir suffisamment pour fixer notre plaque au-delà du raz Blanchard, nous avons quand même découvert les concepts principaux de ce droit oral transmis et répété de génération en génération (car « une fois n’est pas coutume »).

Vous trouverez dans le premier lien ci-dessus les informations essentielles sur le droit normand. Si nous ne pouvons résumer ici que très imparfaitement les propos de notre conférencière, merci de ne pas lancer «la clameur de haro ». Ni d’en appeler à la « veuve douairière », fort contente d’en avoir fini avec son mari qui, parfois, la battait, à bon droit, « raisonnablement ». Enfin, en terme successoral, sachez qu’il valait mieux en Normandie être mâle et aîné que femme ou cadet.

Pour finir, le rappel de la récente histoire des frères Barclay, riches anglais venus sur Sercq, est venue confirmer l’attachement des habitants aux traditions (voir second lien ci-dessous)

Retrouvez des informations sur le site de
Wikipédia avec un article sur la coutume en Normandie, ainsi que l’histoire des frères Barclay sur l’île de Sercq (ou comment l’argent n’est pas venu à bout du droit seigneurial !)

Pour remercier notre brillante conférencière, la soirée s’est terminée par un toast normand : « A la Reine, vive notre Duc ! »

2013-03-24 07.49.50

Janvier 2013 - Samuel BOSCHER, commissaire-priseur

Samuel Boscher nous présente sont métier comme une passion (l’homme heureux !). Pour ceux qui ont déjà assisté à une vente sur Cherbourg, le mot passion est parfaitement approprié... Richesses humaines et culturelles. Mais c’est aussi un « vieux métier » (pas le plus vieux précise-t-il avec humour...) Métier d’art et/ou fossoyeur ? Un peu les deux pour nous servir.

En effet depuis 2002 il peut y avoir 2 types de commissaire-priseur (tenu ou non par la m
me personne)

  • Le commissaire-priseur commerant qui vend le mobilier au sens large (c'est-à-dire le non immobilier), donc tous les objets, dont les œuvres d’art.
  • Le commissaire-priseur judiciaire, officier ministériel accrédité par l’Etat qui effectue les ventes mobilières sur saisies. Il y a ~600 commissaires-priseurs en France dont ~400 judiciaires (77 % de femmes) et ~400 offices. Le produit annuel est ~2.38 milliards, 45% de voitures, 5% de chevaux, les sociétés internationales prennent 23% du CA.

Depuis 2002 les tarifs sont libres. Les frais pour l’acheteur se situent entre 17 et 30% suivant l’office. Les frais pour le vendeur, jusqu’à 30% (mais
a se discute) !

Pour les personnes intéressées par le métier, il est nécessaire de posséder un dipl
me de droit + 1 diplme d’art avec 1 licence et 1 « DEUG » ; puis d’effectuer un stage avec examen d’entrée (15 à 30% de retenus). Pour le commissaire-priseur judiciaire, prévoir en plus 3 épreuves orales avec 60 à 90% de retenus.

Désormais les ventes peuvent se faire sur internet avec les images en direct des enchères et la possibilité de pianoter les enchères. Pour tout savoir sur les prochaines ventes, visitez le site
http://www.interencheres.com/

Ceci est un modeste résumé de 1h30 de conférence passionnante.

Samuel Boscher


Novembre 2012
- Eric BOUILLARD, procureur de Cherbourg

Excellente intervention tant sur le fond que sur la forme avec de multiples questions d’un auditoire attentif. Evidemment ce métier intrigue, interpelle, voire inquiète, mais le conférencier a très rapidement dédramatisé la fonction en précisant déjà qu’il était arrivé à ce métier par hasard, l’école de la magistrature à Bordeaux puis un premier poste à Lorient l’ont finalement conduit à ce poste cherbourgeois depuis 3 ans.

Puis suite à une remarque très anglaise de Steve, nous avons pu avoir un échange très dynamique et instructif, voire pédagogique, avec une comparaison de nos 2 systèmes qui, d’après notre conférencier, ont tendance à se rapprocher.

Pour en savoir plus sur le rôle d’un procureur de la République,
suivez ce lien.